Festival d’Aix-en-Provence : « Pinocchio » à l’opéra une pièce à la sauce maçonnique ?

Une pièce entre obscurité et lumière

C’est la deuxième fois que le musicien et l’homme de théâtre travaillent ensemble. Pour reprendre la pièce originelle de Carlo Collodi de 1881, Philippe Boesmans a composé une partition éclatante qui colle au clair-obscur de Joël Pommerat. Comme le confirme le musicien, « c’est un théâtre où il y a beaucoup d’obscurité mais beaucoup de lumière aussi ». A l’image de la fée, « les personnages sont pleins d’ombre, de lumières et pleins de contradictions ». Et malgré les idées reçues, cette pièce n’est pas seulement pour les plus jeunes. Comme le confirme Philippe Boesmans, « c’est une histoire pour enfants mais (…) c’est aussi une histoire pour grands. C’est une pièce sur l’enfance, c’est ça qui est intéressant. »

Ce Pinocchio « égocentrique n’est pas le mignon petit garçon de Walt Disney ». Au contraire, ses errements sont des étapes dans son apprentissage de la vie. « Des thèses disent que Collodi était franc-maçon et que les francs-maçons se référaient à cette œuvre comme pièce initiatique »,relève Philippe Boesmans. Avec un but qui n’est pas « ‘comment devenir un homme en  chair’, mais ‘comment devenir un homme qui est vrai, qui ne ment pas’. »

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