Sur 56 signataires de la Déclaration d’indépendance des États-Unis, 50 étaient francs-maçons…

Sur 56 signataires de la Déclaration d’indépendance des États-Unis, 50 étaient francs-maçons…

Si la fête nationale d’indépendance des États-Unis nous remémore cette fameuse journée du 04 juillet 1776 où étaient réunis à Philadelphie lors d’un nouveau congrès, les représentants des colonies anglaises d’Amérique du Nord afin d’adopter leur déclaration d’indépendance, principalement écrite par Thomas Jefferson, John Adams et Benjamin Franklin, voté par toutes les délégations, excepté celle de New York qui ne l’approuvera que quelques jours plus tard et dont cette journée marque la rupture définitive des treize colonies avec le Royaume-Uni, elle s’axe moins sur le rôle de la franc-maçonnerie dans la création de cette grande nation.

Il faut rappeler que la première initiative historique vient du Grand Maître Provincial, Daniel Coxe, qui a été le premier à préconiser des colonies fédérées. L’idée a été reprise par la suite, par un autre franc-maçon célèbre, Benjamin Franklin, qui a demandé, en 1752, un plan de confédération contre les envahisseurs agressifs Français. (Une attitude qui va changer radicalement, la France devenant le principal allié des colonies).

1752 est l’année où le deuxième architecte de l’indépendance, George Washington, a été initié à l’âge de 21 ans dans une loge de Frederickburg, une petite ville de Virginie

Mais le lien le plus connu entre la franc-maçonnerie et l’establishment américain est sans doute l’incident de la « Tea Party ». C’est à Boston que les Patriotes du nom de « Fils de la Liberté », qui avaient l’habitude de se retrouver à la « Green Tavern », siège de la loge de St. Andrew décidèrent d’empêcher le déchargement de la cargaison. Pour cela ils décidèrent de se réunir mais pour « ne pas tenir séance » comme il avait été écrit dans le procès-verbal. Le soir du jeudi 16 décembre 1773, soixante Bostoniens qui en réalité étaient des Francs-Maçons protestaient contre les taxes imposées par la monarchie britannique sur les exportations de thé destinées aux colonies d’Amérique du Nord déguisés en Indiens. Ils investirent trois bateaux de la compagnie pour jeter la cargaison à la mer. Après cette action, les « Indiens » rentrèrent dans la taverne et jamais on ne les vit sortir de celle-ci.

Près de 342 caisses pour une valeur de 10000 livres sterling ont été jetées à la mer. Il y avait parmi ces Bostoniens les plus influents francs-maçons de l’époque dont Benjamin Franklin, l’éditeur futur de la déclaration d’indépendance et de l’avenir des relations diplomatiques avec la France et les États-Unis, il réussit à obtenir une aide cruciale du roi Louis XVI, ainsi que le premier traité de 1778 « Le Traité d’alliance » ou « Traité d’alliance franco-américaine », connu en anglais sous le nom de « The Treaty of Alliance with France », qui est une alliance défensive entre le royaume de France et les États-Unis d’Amérique. Ce dernier prévoit l’envoi de soutien militaire pour toute attaque par les forces britanniques et une « paix éternelle ». Des émissaires du roi Louis XVI de France (en tête le diplomate Conrad Alexandre Gérard qui signe au nom du roi) et du Second Congrès continental, qui représente le gouvernement des États-Unis à cette époque, signent ce traité à l’hôtel de Coislin (sis 4 place de la Concorde à l’angle de la rue Royale) et le Traité d’Amitié et de Commerce franco-américain à l’hôtel de Trouard (sis à l’autre angle du bâtiment, 10 place de la Concorde, qui deviendra hôtel de Crillon lors de sa cession au comte éponyme en 1788 -nom qu’il porte toujours aujourd’hui ainsi que l’hôtel qui l’occupe) à Paris la 6 février 1778 formalisant une alliance franco-américaine qui perdure dans les faits jusqu’en 1800 et la signature du Traité de Mortefontaine, malgré son annulation par le Congrès des États-Unis le 7 juillet 1798 et malgré l’exécution du roi Louis XVI pendant la Révolution française de 1789.

La France fera un cadeau précieux aux américains plus d’un siècle après, en 1884. La célèbre Statue de la Liberté (dont le titre exact est La Liberté éclairant le monde) qui protège le port de New York. C’est le sculpteur franc-maçon Français Bartholdi inspiré par un dessin apparaissant sur la couverture « Le Franc-maçon » qui réalisa une femme dont le visage est celui de sa mère avec une torche dans sa main droite et à gauche un manuscrit.

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