Antimaçonnisme : Exorcisme d’un obélisque au Congo

Après le Sénégal qui vient de connaître une vague antimaçonnique organisée comme en 1985 par les instances religieuses islamistes et chrétiennes du pays elle même relayée à grands renforts de médias complaisants allant à l’encontre du congrès maçonnique organisé par la CPMAM – Conférence des Puissances Maçonniques Africaines et Malgaches obligeant ceux ci à le réorganiser au Congo, voilà que ce samedi 20 janvier place de la République à Pointe Noire des membres du mouvement spirituel nationaliste Ngunza, sont venus exorciser un obélisque tout nouvellement construit. La raison invoquée en est que l’ouvrage serait possédé par une ondine ou sirène, œuvre des francs-maçons et des roses-+croix

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Pour rappel 

Simon Kimbangu l’incarnation du Saint Esprit promis par Jésus-Christ à ses disciples,est né le 12 septembre 1887 à Nkamba au Congo belge (actuelle République démocratique du Congo), mort le 12 octobre 1951 à Élisabethville, (actuelle Lubumbashi), est un prédicateur qui fut qualifié à tort de prophète et fondateur du Kimbanguisme le 6 avril 1921 à Nkamba.

Cette religion est enseignée et pratiquée par l’Église kimbanguiste.

Simon Kimbangu s’est convertit au baptisme en 1915. Il devient alors catéchiste puis reçoit une vision divine, qui lui ordonne d’aller prêcher et guérir les malades. L’histoire veut qu’il guérisse alors une jeune femme par imposition des mains, dans son village natal de Nkamba. Il acquiert ensuite la réputation de ressusciter les morts, et attire à ses prêches des milliers d’auditeurs. On le surnomme alors « Ngunza », traduction en kikongo de « prophète » dans la version baptiste de la Bible.

Bien que la prédication de Kimbangu n’ait pas de contenu politique affirmé, il prédit néanmoins l’indépendance du Congo et la reconstitution du royaume Kongo, prophétisant la dipanda dianzole (deuxième indépendance en kikongo). Les autorités belges, alertées par les missionnaires catholiques et protestants, le font arrêter, ainsi que ses plus proches fidèles, en septembre 1921.

Il est condamné à mort, mais est gracié par le roi des Belges Albert Ier et sa sentence commuée en détention à perpétuité. Il meurt à la prison d’Élisabethville en 1951.

Après l’arrestation de Kimbangu, sa famille et ses fidèles créent officiellement l’Église kimbanguiste, qui deviendra membre du Conseil oecuménique des Églises en août 1969 lors de la réunion de son comité exécutif à Canterbury en Angleterre.

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